Artist presentation
Laurence PARYZAK
Née en 1963, je suis enseignante à Lyon, France. La photographie m'accompagne depuis toujours. J'ai reçu mon premier appareil reflex à l'âge de vingt ans, suivi des formations et participé à des stages aux Rencontres d'Arles. Je me suis consacrée à la photographie argentique noir et blanc, développant et tirant moi-même mes images. Cette pratique du laboratoire a profondément façonné mon rapport à l'image, au temps et à la matérialité de la photographie.
J'ai ensuite animé des ateliers photographiques avec mes élèves, autour de l'analyse de l'image, de la fabrication et de l'utilisation de sténopés en carton, ainsi que de l'initiation aux techniques du laboratoire. Parallèlement à mon métier d'enseignante, j'ai également exercé comme photographe de mariage pendant plusieurs années.
Ces dernières années, je suis revenue à un désir ancien : développer un travail photographique personnel, nourri par des stages et des recherches autonomes. Aujourd'hui, la photographie occupe une place centrale dans ma vie. Elle est à la fois un espace d'expression et un moyen d'exploration intérieure. J'expérimente différents langages visuels en fonction de chaque projet.
Je développe une pratique photographique intime et sensible, dans laquelle le réel devient un espace où peuvent se projeter perceptions, émotions et résonances intérieures.

Artist statement
« A l’arrière des berlines »
Traverser un territoire.
Traverser des états d’âme.
Regard perdu à travers la vitre.
Plonger en soi, laisser émerger les monstres.
Passager immobile à l’arrière des berlines.
Cette série dévoile des souvenirs de trajets familiaux qui ont ponctué mon enfance. Des paysages intérieurs peuplés de fantômes, des fragments de mémoire flottante.
Que reste-t-il de ces traversées ? Des empreintes intimes, une fascination pour les pylônes électriques, compagnons éphémères d’émotions enfouies.
« A l’arrière des berlines » est un récit entre songe et réalité, qui questionne les ombres du passé. J’y explore les fêlures silencieuses révélées au fil du temps, au fil des lignes électriques qui tissent une toile de résonances intérieures.
Des photographies d’archives personnelles, figures d’insouciance disparue et de blessures invisibles, se superposent aux paysages actuels captés au sténopé numérique. Entre ce qui s’efface et ce qui persiste, l’équilibre fragile d'une identité se dessine. Ce travail photographique tente de rendre visible le hors champ de l’enfance qui vit encore en nous.













