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Artist presentation

Solomon Jamy Brown

Né en 1979, Solomon J. Brown est originaire de Lomé, au Togo. La région étant alors en proie à de vives tensions politiques et sociales, son enfance et son adolescence se déroulent entre le Ghana, le Bénin et la Côte d’Ivoire.

C’est à l’adolescence qu’il s’éprend pour la photographie. Il s’essaie à la prise de vue en réalisant des portraits mis en scène de ses camarades, et expérimente sous l’œil avisé de son père la pratique du laboratoire analogique (argentique).

Arrivé en France en vue de poursuivre ses études en ingénierie logicielle, Solomon revient à la photographie en 2010 en marge de son activité professionnelle, et se forme avec passion et exigence aux techniques de tirage anté-numériques (platine-palladium, cyanotype, photogravure...). Basé à Paris, ses travaux ont été exposés dans plusieurs galeries et centres d’art de la capitale, ainsi qu’à Lomé, Berlin et au Brésil.

Bercé dans sa jeunesse par les poèmes persans de Rûmî, les images de Solomon J. Brown sont traversées de symboles et racontent des histoires sans âge empruntant aux mythes et légendes. Dans une poétique du détail et de l’étrangeté, il s’attache à redonner vie à ce qui n’est plus, il interroge l’absence, le silence, l’occupation de l’espace par les corps et les choses, et la relativité du réel.

Le photographe-auteur – parfois conteur – conjugue production personnelle, collaborations et commandes, participe aux activités du studio Dazzle depuis 2016, et intervient ponctuellement en tant que commissaire d'exposition.

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Artist statement

Ma pratique photographique s’ancre dans une quête de mémoire, d’identité et de temps suspendu.

À travers le noir et blanc, j’explore les contours flous du souvenir: ces lieux intérieurs où le mythe, l’enfance et le présent se confondent. Chaque image cherche à révéler l’empreinte du passé sur le corps, sur les objets, sur les silences.

Mon regard s’est forgé au contact de souvenirs lumineux et tourmentés. Ils hantent mes séries, comme Les Enfants du Paradis Perdu, où les adultes rejouent la mélodie de leur enfance perdue. Les objets du quotidien deviennent alors des talismans,  fragments d’une mémoire figée, érigés en vestiges d’un monde intérieur.

Je privilégie une lumière douce, enveloppante, qui invite à l’introspection. Le noir et blanc y devient langage du silence, matière du songe.

Chaque rencontre photographique est un dialogue. J’écoute les corps, les regards, les absences. Le modèle n’est jamais objet : il est passage, récit en devenir, miroir tendu à l’autre.

Dans Gipsy Soul, c’est la route qui parle, celle qui mène au-dedans. J’y explore les frontières mouvantes entre déracinement et appartenance, une quête de soi.

Mon travail interroge ce qui nous relie : la fugacité des instants, les réminiscences d’un ailleurs, la tension entre ce que l’on fut et ce que l’on devient.

Photographier, pour moi, c’est tenter de retenir l’éphémère, de faire advenir un espace fragile où rêve et réalité se frôlent. Un lieu où chacun peut, peut-être, retrouver un fragment de son propre reflet.

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