Présentation de l'artiste
Daniel Fonseca
Photographe né au Brésil (São Paulo, 1981), il vit actuellement entre Barcelone, Bruxelles et Paris. Passionné par l’image depuis l’enfance, il a grandi en explorant les appareils photo argentiques de sa mère, découvrant dans l’acte de regarder une manière de se relier au monde. Avec le temps, la photographie a cessé d’être un loisir intime pour devenir une vocation : en 2019, il décide de se professionnaliser et de se consacrer à la construction de récits visuels en dialogue avec le quotidien, l’émotion et la mémoire.
Attentif et curieux par nature, il cherche à raconter des histoires à travers ses images avec empathie et spontanéité. Son regard se nourrit de l’observation, des gestes subtils et de la beauté qui émerge de l’ordinaire. Il porte un intérêt particulier au noir et blanc, à la lumière naturelle et aux regards profonds qui révèlent l’invisible.
Son univers visuel s’inspire des voyages, des expositions de photographie et d’art, ainsi que de la littérature, mais surtout de sa curiosité et de sa sensibilité aux corps, aux affects et aux rencontres humaines.
Entre 2023 et 2024, il a réalisé un Master en Photographie et Design à Shifta by Elisava (Barcelone, Espagne), où il a consolidé son langage visuel et approfondi la relation entre image, narration et contexte contemporain. En 2025, il a participé à un workshop de projets photographiques à São Paulo, animé par le photographe Gui Christ, expérience qui a donné lieu à une publication imprimée collective avec d’autres photographes, renforçant son intérêt pour les territoires sociaux et les récits qui émergent des marges.
Parallèlement, il développe une recherche autour du corps comme territoire, profondément influencée par sa pratique de kinésithérapeute dans le domaine de la santé mentale, où il accompagne des patients présentant différents types de traumatismes. Cette expérience traverse son travail artistique, l’orientant vers une exploration sensible de la mémoire corporelle, de la vulnérabilité et de la présence.
Son parcours récent inclut des lectures de portfolio avec Héloïse Conesa dans le cadre du festival Circulation(s), à Paris, ainsi qu’avec Sylvie Hugues à la Maison Européenne de la Photographie (MEP), des moments qui ont contribué à la maturation critique de sa pratique et au dialogue avec la scène contemporaine de la photographie.
Actuellement, il se consacre au développement de ses projets personnels, tout en maintenant un dialogue continu avec d’autres artistes et chercheurs à travers des rencontres, des tables rondes et des espaces d’échange.
Dans son travail, la photographie est un acte de présence et d’empathie : un espace où le regard devient un pont, et où chaque image invite à s’arrêter, à respirer et à regarder le monde à nouveau, avec d’autres yeux.

Artist statement
O mar também é terra » explore le littoral comme un territoire d’expérience, où mémoire, déplacement et appartenance s’entrelacent. Partant de ma condition d’immigrant, j’y observe la mer non seulement comme un lieu de passage, mais comme un espace où se tissent des relations entre parcours et enracinement. Le projet s’appuie sur une pratique photographique attentive à l’instant, cherchant à révéler ce qui échappe souvent au regard ,gestes infimes, tensions silencieuses, présence du corps en relation avec l’espace où le paysage cesse d’être un décor pour devenir un champ actif d’expérience. Je m’intéresse particulièrement à la coexistence des contraires, fluidité et solidité, mouvement et permanence qui, à la lisière entre mer et terre, ne s’opposent pas mais se transforment en un territoire commun, où l’instable devient aussi support. Dans une approche formelle retenue, l’usage de l’espace, du silence et de la composition ouvre une lecture sensible et disponible de l’image. À travers ce travail, je propose une réflexion sur les manières contemporaines d’habiter le monde, à partir d’un espace en apparence simple, mais profondément chargé de dimensions symboliques et affectives.




